Croquettes au boeuf sur petits pains

11352316_1635536286716984_1395720409_nSuite à un récent voyage au Pays-Bas (et à une incontournable découverte de la cuisine locale), nous vous proposons aujourd’hui une recette à la fois excellente et simple qui nous vient du pays des tulipes : les Broodje Krokets, un plat que vous risquez de vous faire souvent !

La préparation est pour 4 personnes.
Préparation : 30 min ; Réfrigréation : 1 h 30 ; Cuisson : 15 min

Pour la garniture :
60 g de beurre
60 g de farine tamisée
15 cl de bouillon de bœuf chaud
15 cl de lait chaud
1 cuill. à café de kecap manis (sauce soja sucrée)
l cuill. à café de moutarde de Dijon
500 g de rôti de bœuf froid haché
sel et poivre noir du moulin

Pour l’enrobage :
75 g de farine
2 gros œufs légèrement battus
180 g de chapelure panko japonaise (dans les épiceries asiatiques)

Et pour servir :
4 buns (petits pains blancs moelleux individuels) coupés en deux dans l’épaisseur
moutarde de Dijon

1. Préparez la garniture. Faites chauffer le beurre dans une casserole à feu doux. Ajoutez la farine et laissez épaissir en remuant constamment. Ajoutez peu à peu le bouillon et le lait sans cesser de remuer jusqu a obtention d’une sauce lisse. Retirez du feu et incorporez le kecap manis, la moutarde et la viande. Rectifiez l’assaisonnement. Versez dans un plat peu profond, couvrez de film alimentaire et laissez raffermir l h au réfrigérateur.

2. Divisez la préparation en 8 portions, puis façonnez-la en croquettes ovales de 8 cm de long et 2.5 cm de diamètre entre les mains humides.

3. Enrobez les croquettes en les passant dans la farine, puis dans les œufs battus et enfin dans la chapelure en appuyant fermement pour bien faire adhérer l’enrobage. Passez-les une dernière fois dans le reste des œufs battus et de la chapelure. Répartissez-les sur un plat et réservez-les 50 min au réfrigérateur.

4. Faites chauffer l’huile de friture à180 °C (un morceau de pain doit y dorer en 15 s). Mettez-y les croquettes à frire de 5 à 5 min en les retournant de temps en temps. Transférez-les à l’écumoire sur du papier absorbant et salez-les légèrement.

5. Pour servir, placez 2 croquettes sur la base de chaque petit pain. Surmontez-les d’un peu de moutarde, recouvrez de la partie supérieure des pains et servez aussitôt.

L’huile d’avocat

Huile d'avocat2La semaine dernière, nous vous présentions l’huile de moutarde, idéale pour changer de la traditionnelle huile d’olive et apporter une saveur supplémentaire à vos plats. Cette semaine, nous vous en présentons une autre qui, pour être moins connue, est un véritable délice : l’huile d’avocat. L’avocat doit son nom à un mot aztèque. C’est d’ailleurs au Mexique que les Occidentaux virent pour la première fois ces gros fruits en forme de poire dont regorgeaient les avocatiers qui prospèrent toujours dans le pays. Aujourd’hui, ces arbres sont cultivés dans de nombreuses parties du monde, dont les États-Unis où ils poussent en grande quantité dans les chaînes montagneuses de Californie. Mais c’est récemment que l’on a commencé à extraire de l’huile de la pulpe de leurs fruits. Les premières huiles confectionnées en Californie l’étaient avec les avocats présentant des imperfections afin d’éviter tout gaspillage. À présent, on cultive spécialement des avocats pour leur huile non seulement en Californie, mais aussi en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Israël et au Chili. L’huile d’avocat pressée à froid est jugée très saine car elle est très riche en acides gras mono-insaturés. Elle est aussi excellente pour faire la cuisine, car elle supporte des températures de cuisson très élevées sans se détériorer. Sa texture épaisse et veloutée, et sa magnifique couleur verte la rendent très agréable à utiliser. En bouche, l’huile d’avocat à un goût à la fois riche et fruité. Si l’huile d’avocat pressée à froid a bien le goût d’avocat, certaines marques en proposent avec des notes d’artichaut, de céleri ou d’épinard.

Comment réussir une meringue à tous les coups

MeringueAh, la meringue, si délicieuse à dévorer, et si cauchemardesque à préparer ! Nombre de cuisiniers en herbe évitent de s’y frotter après quelques ratages. Pourtant, il est facile de réussir à tous les coups une meringue parfaite. A condition de suivre nos dix conseils en la matière.

1. Si vous voulez faire une meringue, commencez pas regarder la météo ! L’humidité est en effet le plus grand ennemi de la meringue. Mieux vaut préparer une meringue par temps sec et frais que par une journée pluvieuse et humide. L’humidité empêche la meringue de sécher et risque de la faire retomber, soit en cours de cuisson, soit après.

2. Sortez vos oeufs du réfrigérateur bien avant de commencer. Les œufs à température ambiante retiennent mieux l’air que les œufs froids. Mais le jaune se sépare plus facilement du blanc si l’oeuf est froid. Il faut donc les séparer dès leur sortie du réfrigérateur, puis les laisser 30 minutes à température ambiante avant de les travailler.

3. Soyez malin. Séparez les œufs un par un dans un ramequin avant de les verser dans le bol mélangeur. Ainsi, si un jaune se mélangeait au blanc, vous ne perdriez qu’un seul oeuf et non la totalité des blancs déjà séparés. Ca paraît tout bête, mais cela vous sauvra souvent la mise.

4. Veillez à ce que vos ustensiles soient toujours très propres et bien secs lorsque vous montez des blancs en neige. Non pas pour l’hygiène, mais parce qu’une pointe de matière grasse, un peu de jaune d’oeuf ou une goutte d’eau dans le bol ou sur le fouet empêche le blanc d’emmagasiner l’air et donc de prendre du volume !

5. Une pincée de sel dans les blancs d’oeufs les aide à se solidifier. 😉

6. Battez les blancs doucement, à vitesse lente ou moyenne, jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre forme.

7. Incorporez 1 cuillerée de sucre à la fois tout en fouettant. Ajoutez le sucre progressivement, mais sans battre trop longtemps après chaque cuillerée, car il n’a pas besoin d’être dissous après chaque ajout.

8. Une fois le sucre incorporé, augmentez la vitesse du batteur au maximum, et fouettez pendant 2 ou 3 minutes jusqu’à ce que le sucre soit entièrement dissous et que le mélange soit très épais et brillant. La meringue doit tenir sur le fouet du batteur. Le meilleur moyen de vérifier que le sucre est dissous est de pincer un peu de meringue entre le pouce et l’index.

9. C’est une erreur bien trop souvent commise : ne travaillez pas trop la meringue. Une fois le sucre dissous et la texture épaisse et brillante, cessez de battre. Si les blancs sont trop montés, la meringue retombera en effet en cours de cuisson et le sucre perlera en surface.

10. Le four doit être préchauffé à une température plus élevée que celle nécessaire pour la cuisson des meringues. La température initiale élevée durcit la croûte, et la température plus basse assèche la meringue sans la colorer.

Et voilà comment, en suivant ces quelques conseils, vous présenterez toujours à vos invités une meringue à la fois ferme, légère et aérienne !

L’huile de moutarde

huile de moutarde 2En France, on cuisine le plus souvent à l’huile d’olive (mélangée de préférence à part égale avec de l’huile de tournesol). Pourtant, d’autres huiles très goûtues peuvent être intéressantes à utiliser. Aujourd’hui, on vous présente l’huile de moutarde. En fait, il est possible de presser presque n’importe quelle graine pour que celle-ci libère une huile parfumée. Les cuisiniers indiens extraient depuis longtemps de l’huile des graines de moutarde. Ces dernières permettent toujours d’obtenir une huile à usage culinaire. L’huile crue conserve les composants qui donnent à la moutarde son goût « piquant » caractéristique. Chauffée, elle développe un arôme subtil et sucré qui se marie parfaitement avec les plats végétariens, notamment avec des légumes comme le chou-fleur. Dans la cuisine bengali, les plats, tel le curry de poisson, sont également cuisinés avec de l’huile de moutarde. Au Bangladesh et sur la majeure partie du littoral indochinois, cette huile sert à préparer des plats à base de pommes de terre. Par le passé, en Occident, la présence d’acide érucique dans certaines huiles de moutarde a suscité des inquiétudes. Bien qu’il se trouve naturellement dans de nombreuses espèces crucifères, cet acide est catalogué comme dangereux en Amérique du Nord et en Europe, et les produits qui en contiennent une grande quantité sont interdits. C’est pourquoi l’huile de moutarde est parfois difficile à trouver. Mais c’est tout de même une huile à découvrir, qui peut ajouter une note supplémentaire très intéressante à vos plats. Elle a un goût prononcé et âpre, et il faut la faire cuire à feu vif pour qu’elle libère pleinement ses arômes et ses saveurs.