Produits du terroir
Le vinaigre d’Orléans
Dès le Moyen Âge, des bateaux ont parcouru la Loire, se sont amarrés à Orléans et y ont déchargé leurs marchandises. Tout ce qui était produit sur ses rives et au-delà parvenait à l’ancien évêché. Les marchandises prenaient ensuite le chemin de Paris en passant par la Beauce, ou elles étaient réexpédiées par bateau jusqu’à Nantes, qui devint par la suite un port d’outre-mer important et livra des épices exotiques et d’autres denrées attrayantes provenant des colonies jusqu’à la Loire. Mais les bateaux apportaient surtout à Orléans des fûts de vin d’Anjou et de Touraine destinés à Paris.
La cuisine parisienne de tous les jours
La cuisine parisienne ne se limite pas à celle des grands chefs. Midi et soir, quand on attend d’obtenir une place dans une brasserie ou un bistrot, on voit que les Français sont attachés aux produits du terroir. lls apprécient le potage, les poissons comme le cabillaud ou le merlan, le boeuf (entrecôte ou bavette), les ragoûts, le jambon cuit, la tête de veau ou les andouillettes. Le grand marché des Halles ainsi que les abattoirs de la Villette et de Bercy, autrefois centre de commerce du vin, ont eu une influence sur cette cuisine. La soupe à l’oignon, célèbre dans le monde entier, est apparue dans les bistrots et les restaurants situés autour des Halles et fréquentés par les commerçants du marché pour se réchauffer.
Le meilleur beurre de France: Echiré
Le beurre tient aujourd’hui une place si importante sur nos tables qu’on pourrait l’y croire présent depuis des siècles. En réalité, le « bon beurre » a fait son apparition dans la cuisine familiale il y a un siècle à peine. Néanmoins, il avait déjà fait son entrée dans les cuisines des châteaux au XVIème siècle. Bien entendu, on l’emploie depuis des millénaires, mais c’était un produit rare car trop périssable. Dans les Charentes, le beurre est né grâce à un insecte : lorsque le phylloxéra eut ravagé toutes les vignes de la région, des vignerons ruinés décidèrent de se consacrer à la production laitière. La première coopérative fut créée en 1888, avec l’introduction de la pasteurisation et de l’élevage dirigé, il connut un rapide succès. D’autant que le climat humide et tempéré de l’Atlantique favorisait les bons herbages.
L’huile d’olive
La cuisine provençale, comme toute la cuisine méditerranéenne, ne s’imagine pas sans huile d’olive. L’olivier, originaire du bassin méditerranéen, proliférait déjà en Provence à l’état sauvage. Ce sont les Grecs qui ont commencé à le cultiver, à écraser les fruits pour faire de l’huile. Longtemps, l’huile d’olive a été jugée trop précieuse pour être utilisée en cuisine. Elle était destinée à alimenter les lampes et les anciens s’en servaient en onction. La religion et la médecine lui ont accordé une large place. Les Phéniciens qui 600 ans avant J.-C. avaient fondé l’actuelle ville de Marseille ont été les premiers à développer l’implantation et la culture de l’olivier en Provence.
Les pains alsaciens
L’Alsace conserve ses particularités. Ses habitants ont certes en commun le goût des bonnes choses, comme tous les autres Français, mais on trouve ici d’importantes différences. Si les Parisiens et une majeure partie de la population mangent principalement des baguettes, l’Alsace a et savoure une formidable variété de pains et de pâtisseries, qu’elle défend avec véhémence. Le plus ancien de ces pains est le pain de méteil. Autrefois, le suzerain attribuait à chacun de ses sujets un morceau de terre, qu’ils cultivaient comme ils le souhaitaient.
Les anchois
L’été, on peut voir les peintres et les artistes du dimanche sortir leurs chevalets sur le Quai de Collioure, célèbre petite station balnéaire et port de pêche de la Côte Vermeille, à une enjambée de la frontière espagnole. lls ne se lassent pas de fixer sur toile ou de peindre ä l’aquarelle la baie protégée et son église fortifiée, jadis résidence d’été des rois de Majorque. Collioure semble n’avoir rien perdu de l’attrait qu’elle exerçait déjà, du temps des Phéniciens, des Grecs et des Romains. Bien au contraire car elle vit aujourd’hui surtout du tourisme. Seuls vestiges d’un passé économique florissant : son vin rouge, son vin doux naturel, le banyuls, et ses célèbres anchois de Collioure.
Les pruneaux d’Agen
Les familles françaises détiennent dans leurs placards les deux tiers de la production de pruneaux qu’elles consomment tels quels en piochant directement dans le sachet. Industriels, boulangers, pâtissiers, cuisiniers et cuisinières utilisent le tiers restant en crème, purée, confiture, jus, sirop et liqueurs, macération dans de l’armagnac ou un autre alcool fort, accompagnement de canard, de lapin, de porc ou d’agneau, fruits fourrés ou dans des farces, ou encore, comme base pour de nombreux desserts.
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Le vinaigre d’Orléans
Dès le Moyen Âge, des bateaux ont parcouru la Loire, se sont amarrés à Orléans et y ont déchargé leurs marchandises. Tout ce qui était produit sur ses rives et au-delà parvenait à l’ancien évêché. Les marchandises prenaient ensuite le chemin de Paris en passant par la Beauce, ou elles étaient réexpédiées par bateau jusqu’à Nantes, qui devint par la suite un port d’outre-mer important et livra des épices exotiques et d’autres denrées attrayantes provenant des colonies jusqu’à la Loire. Mais les bateaux apportaient surtout à Orléans des fûts de vin d’Anjou et de destinés ä Paris.
offLes bêtises de Cambrai
Ce célèbre bonbon a été inventé en 1850 dans la confiserie d’Afchain. Il s’agit d’un bonbon blanc opaque et rectangulaire, rayé d’une bande de caramel ambre jaune et aromatisé à la menthe. Il se compose de sucre, de glucose et de menthe poivrée, qui possède un goût de menthol particulièrement fin. Ce qui caractérise ce bonbon c’est sa consistance très légère, aérée, qui se marie bien avec la fraicheur de la menthe. On l’obtient en mélangeant et en chauffant le sucre et le glucose, puis en battant la pâte, de façon à faire pénétrer l’air, avant de la tirer et la découper en bonbons.
Foie gras de Strasbourg
Si le foie gras est synonyme du Sud Ouest, il n’en demeure pas moins un produit que l’on retrouve dans d’autres régions de France. Particularité du terroir Alsacien, le foie gras d’oie de Strasbourg fait partie de ces particularités régionales. L’élevage des oies en Alsace fut certainement introduit par les Juifs d’Europe de l’Est qui y voyaient une alternance à la viande de porc. Cependant, c’est Pierre Clause, pâtissier de son état et qui travaillait pour les grands de ce monde, qui souhaitait toujours se distinguer par la qualité de ses réceptions. Il fourra un paté en croute de foie gras entier en 1780 et cette recette fit le tour de la Royauté jusqu’à Louis XVI qui le trouva délicieux.
Aujourd’hui le reste moins de 5 éleveurs d’oies en Alsace. Il est préparé de manière spécifique.
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